Ma vision de la consommation responsable


Les problématiques écologiques sont de plus en plus sur le devant de la scène et pour cause, plusieurs millions de personnes pourraient être contraintes de migrer suite par exemple à une montée du niveau de la mer prévue dans quelques dizaines d'années.

Le réchauffement climatique est un événement en partie naturel, la Terre subissant des changements climatiques réguliers, par exemple en raison de l'activité solaire, et ses variations, mais encore en raison de nombreux autres éléments naturels comme les courants marins, ou de son orientation .


Cependant, il est évident que l'activité humaine a des conséquences sur le dérèglement climatique, et notamment sur la vitesse à laquelle ce dernier se produit.


Qu'est ce que la consommation responsable ? Pourquoi consommer de façon responsable ? Nous allons répondre à différentes questions autour de ce thème dans cet article. Bonne lecture.


Qu'est ce que la consommation responsable ? ou la "Consom'action" ?


La consommation responsable est différente de la consommation durable. La durabilité prend en compte les facteurs écologiques notamment mais la consommation responsable s'applique sur un champ plus large.


La consommation responsable prend en compte les facteurs écologiques, économiques mais aussi sociétaux. Consommer de façon responsable revient à faire des choix de consommation qui sont sains :


- Pour l'environnement et la biodiversité, par exemple des produits fabriqués de façon locale et/ou ont une composition 100% naturelle et/ou biologiques, non testés sur les animaux, certifiés par des organismes spécialisés, sans composition d'origine animale...

- Pour l'économie, notamment l'économie locale, par exemple des produits du terroir, fabriqués de façon artisanale, boutiques, producteurs et commerçants indépendants

- Pour la société, des produits fabriqués dans de bonnes conditions de travail (rappelons que certaines sociétés (Samsung avait par exemple) font la polémique concernant le travail des enfants), commerce équitable, qui respectent les normes éthiques, privilégiant l'insertion sociale...

- Pour la santé, sans produits toxiques ou dangereux, sans pesticides, ayant une composition saine, respectant les normes sanitaires...


Certains des produits que vous trouverez respecteront certaines de ces normes, et pas d'autres, et c'est parfaitement normal, l'objectif, c'est de trouver des produits qui en respectent le maximum. Pourquoi ?


Car nous avons malgré tout bien de la chance de vivre en France et de travailler sous un système à 35 heures lié au droit du travail. Dans certains pays, les enfants travaillent pendant plus de dix heures par jour et ce dès leur plus jeune âge. Le droit du travail n'est pas le même, mais les normes sanitaires non plus, et certains pays de l'autre bout du monde peuvent avoir une empreinte écologique considérable, tant par leur méthode de fabrication que par leur méthode de transport.


Consommer de façon responsable, c'est tenter de réduire son empreinte écologique et espérer que les autres fassent comme nous pour sauver ce qu'il reste à sauver (nous). Le réchauffement climatique n'est pas néfaste en soit pour la planète Terre, il l'est seulement pour la survie de la race humaine.


Ma vision de la Consommation responsable


Je suis une passionnée des nouvelles méthodes et pratiques pour vivre de façon plus responsable, mais je ne suis pas une sainte pour autant et parfois j'ai un peu peur de mes confrères écologistes qui s’extrémisent et versent leur haine sur quiconque n'aurait pas la même conscience qu'eux. Pourtant, pour consommer de façon responsable, on n'a pas besoin de devenir un Amish, de devenir végétalien et de renier le monde qui nous entoure. D'ailleurs, ça passe même par des petites habitudes du quotidien qui ne changent pratiquement rien à notre façon de vivre. Je vous expose ici ma vision de la consommation responsable.


Une transition pas à pas


Pour consommer de façon responsable sur la durée, et que votre acte ait un réel impact positif sur l'environnement, sur vous mais aussi sur vos proches, il est indispensable que votre transition se fasse au fur et à mesure. Vous ne devez pas vous faire subir une transition du jour au lendemain en jetant toutes vos vieilles affaires et voilà. Le naturel reviendrait au galop.


Vous devez transformer ça en habitude, pour toujours avoir le réflexe responsable au moment de consommer. Si vous ne savez pas par où commencer, établissez une liste de ce que vous aimeriez changer, de l'importance et de la difficulté de ce changement d'après vous. Commencez pas un petit geste qui d'après vous est important mais pas si difficile. Une fois que cette nouvelle habitude fait partie de votre quotidien passez sur un second geste plus difficile, et ainsi de suite.


Par exemple, ma transition a commencé avec mes produits d'hygiène. J'étais alors déjà sensibilisée au tri des déchets, mais aussi à l'économie de l'eau et de l'électricité.

Je ne voulais plus appliquer de shampoing qui agressait mes cheveux, et de savons qui agressaient ma peau. J'ai commencé par chercher des produits à la composition naturelle. J'en ai testé plusieurs et j'ai souvent été déçue par la provenance, et même parfois par le "faux naturel" de ces produits. Je me suis alors tournée vers des produits achetés à "Biocoop", puis vers des shampoings et savons solides, aujourd'hui, mon shampoing et mon savon sont fabriqués de manière artisanale à Marseille et sont 100% naturels, et bio.


Après les produits d'hygiène, je me suis intéressée à la mode éthique. J'ai commencé par télécharger une application de vide dressing, et puis j'ai donné tous mes vêtements inutilisés à une association en charge d'une friperie. Friperie dans laquelle je me suis rendue pour faire le plein de la garde robe que je venais de vider. La prochaine étape pour moi sera de trouver des marques de vêtements fabriqués en France, de seconde main ou non, à prix suffisamment abordables pour que je me les procure : la friperie étant super économique, j'ai fini par m'y habituer!


Cela a continué avec mon alimentation, je me suis lancée et cela fait quelques mois désormais que mes légumes sont pris chez le producteur à côté de chez moi, ils sont de saison et ils sont certifiés biologiques. J'ai réduis ma consommation de viande (avec plaisir n'étant pas une grande viandarde), et depuis l'année dernière, je fais moi même pousser mon propre potager, je composte mes déchets grâce à mes poules qui me permettent d'avoir des oeufs (bios du coup?) pour remplacer mon apport de protéines.


Grâce à mon travail d'indépendante, je ne me déplace pratiquement plus en voiture, pour vous dire, je n'ai effectué que 4 pleins d'essence en une année (01/01/2019 - 31/12/2019)

J'ai repris goût au déplacement à pied dans ma ville, en trottinette et à vélo.


La prochaine étape sera de réduire les déchets et emballages au quotidien, dans la maison, dans les placards... Je commence dès Noël en ne réalisant que des emballages cadeaux en tissus, que je réutiliserais l'année prochaine.


Il m'a fallu plus de trois ans pour arriver à un 50/50 dans mon système de consommation, mais l'important, c'est que maintenant c'est ancré en moi : je n'effectue plus d'achat sans jeter un oeil à ces normes de responsabilité que je m'impose, et quand je n'ai pas certaines infos, j'essaie de limiter mes achats dans ces boutiques. Cela fait partie de mes habitudes, mes proches s'en rendent compte et donc je transmets cet état de pensée et les sensibilise petit à petit.


Ne pas se forcer et faire ce qu'on peut


Quand on veut changer quelque chose dans notre vie, ou dans la vie des autres, pour tenir sur la durée il y a un ingrédient primordial : ne pas se forcer.

Si vous avez l'impression de subir quelque chose, vous n'y collerez jamais volontairement.


C'est pour ça que vous devez d'abord vous rendre compte que "ce n'est pas si terrible que ça" avec d'abord une introduction douce grâce à une habitude qui ne change pas énormément (par exemple les premiers shampoings responsables que j'ai utilisés contenaient encore un emballage plastique bouteille) puis en approfondissant ( je suis, depuis, passée sur des shampoings solides sans emballages)


Si vous voulez consommer de façon responsable et manger de la viande régulièrement, rien ne vous en empêche. Vous n'avez pas à être parfait pour compenser que les autres ne le fassent pas. D'ailleurs je ne pense pas que devenir radical soit vraiment positif pour la société, au final vos proches se diront eux même que la transition est trop difficile, que c'est trop différent, et qu'ils n'y arriveront pas. Donc vous ne convertirez personne et peut être que vous finirez vous même par craquer.


L'important, c'est de faire au mieux de ce que vous pouvez, dans les domaines dans lesquels vous le pouvez.


Si vous ne pouvez pas vous passer de votre voiture ou de transports polluants, vous pouvez peut être avoir de meilleures habitudes de consommation alimentaire. Si vous ne pouvez pas vous passer de viande et que vous adorez ça, peut être pouvez vous choisir des fillières qui respectent le bien être animal et en complément des produits de beauté non testés sur les animaux.


Quand vous verrez que finalement, ce n'est pas si désagréable de vivre de façon plus éco-responsable, vous prendrez de nouvelles habitudes et c'est comme ça que vous réduirez globalement votre empreinte écologique sur la longueur, et que vous diffuserez une bonne image de ces gestes de consom'action pour sensibiliser vos proches


Ne pas culpabiliser, et ne pas juger les autres


Le système de consommation actuel ne serait pas ce qu'il est s" il ne présentait pas de nombreux avantages. Partir à la confrontation en jugeant les autres pour leurs habitudes qui ne seraient pas éco-responsable est contre productif. De la même manière, vous culpabiliser quand vous n'êtes pas complètement éco-responsable est contre productif.


Dans tous les cas qu'on se le dise, l'avenir de la Terre ne dépend pas de vous seul, ni de votre voisin le pollueur. Mais bien d'un système global et des marchés financiers qui pèsent plusieurs milliards d'euros, basés sur l'offre et la demande.


Le principe, ce n'est pas de culpabiliser de désirer cette jolie veste faite de cuir dans on ne sait quel pays. Je ne sais pas pour vous mais si je commence à baver devant une pâtisserie, j'y pense sans m'arrêter jusqu'à ce que je finisse par me l'acheter et la dévorer goulûment.

Le principe ça va être de voir si l'objet de votre désir a une version éco-responsable, est ce que cette veste je peux pas retrouver un modèle similaire fait de simili ou de cuir végétal ? En seconde main ou fabriqué localement ?


Et puis, de compenser avec plaisir ces désirs là par des habitudes éco-responsables en général. Si l'ensemble de votre garde robe est composée de seconde main, de matières recyclées et de vêtements éco-responsable, vous avez peut-être le droit à un écart de temps en temps? Vous aurez toujours, même avec cet achat, un dressing plus éco-responsable que la plupart de la population.


Si vous ne pouvez pas vous empêchez de culpabiliser, compensez directement en réalisant une "Bonne action" qui aurait pour vous la même importance que l'objet de votre culpabilité

Je ne sais pas, faire un don à une association ou devenir bénévole pour une action particulière, donner quelques autres vêtements...


Vous juger, et juger les autres, n'apportera rien de bénéfique ni à vous même, ni à autrui, ni à la cause.


Montrer l'exemple


Voilà qui sert la cause de la bonne manière, de façon pacifique et surtout logique : montrer l'exemple.

Même si on n' est pas parfaits, qu'on ne peut pas l'être et qu'on le sait, on peut montrer l'exemple dans de nombreux domaines, que ce soit aux autres membres adultes de notre famille, mais aussi et surtout auprès des jeunes et des enfants. Montrer l'exemple ça passe avant tout par son propre comportement, bien plus que par des mots ou paroles. Si vos habitudes sont aussi présentes dans votre vie que ce que vous pensez, vos proches finiront par s'en apercevoir et par se poser des questions sur les raisons qui vous pousse à avoir des habitudes différentes des leurs. Certains peuvent finir par se montrer curieux et vous poser des questions.


C'est là que vous pourrez alors expliquer verbalement quelle est la logique de votre attitude, en espérant un apprentissage de votre interlocuteur. Pour ça il faudra vous expliquer de façon objective vis à vis de vos actes et de leurs impacts, ainsi que des raisons que vous poussent à agir.


Le tout, c'est de ne rien imposer, à soi comme aux autres. Si vous imposez vos habitudes aux autres ils les rejetteront. Alors que si cette considération vient d'eux, leur démarche sera toute autre.


Je vais vous prendre un exemple simple : Combien ai-je entendu de personne lancer des railleries sur les végans et leurs façons de faire, parfois vraiment agressive, qui finalement les décrédibilisent tant leurs convictions sont éloignées de celles de la moyenne de la population. Pourtant ces convictions sont justifiées d'une certaine manière, mais la manière d'aborder les choses n'est pas la bonne et a des conséquences contre productive.


À contrario, prenons l'exemple d'un ami à moi qui ne mangeait pas de porc, non pas pour des raisons religieuses puisqu'il n'était pas croyant ni pratiquant, mais pour des raisons sanitaires. Ce dernier n'a jamais ouvertement demandé lors d'un dîner à ce que des plats particuliers lui soient préparés, chez des amis j'ai d'ailleurs vu ce manque d'affirmation lui jouer des tours notamment quand certains plats étaient à base de charcuterie ou de lardons. Cependant, ce dernier s'arrangeait pour ne pas faire d'histoire et manger l'accompagnement. Au fur et à mesure, chaque personne de notre groupe d'amis s'est elle même rendue compte que cette personne mangeait moins, cela nous a forcément touché étant donné que c'était notre ami et que nous nous soucions de son bien être donc du fait qu'il soit rassasié. Au fur et à mesure, nous avons pris l'habitude de préparer des plats à base d'une autre viande que le porc quand ce dernier était présent, ou de préparer un équivalent au plat principal dans des proportions suffisantes pour que ce dernier puisse manger à sa faim. De cette manière notre ami nous a converti en sa présence, et il nous a aussi sensibilisé aux causes pour lesquelles lui même avait pris cette habitude : naturellement, certains d'entre nous mangent moins de porc, et l'habitude se diffuse.


Se renseigner


De nombreuses grandes marques qui font partie de notre quotidien sont à boycotter en raison des conditions de travail qu'elles imposent à leurs salariés, de la composition de leurs produits ou des pratiques et méthodes de fabrication.


Prenons l'exemple banal de Coca-Cola, qui pour fabriquer un litre de son élixir a besoin de 6 litres d'eau. Ainsi, Coca extrait plus de 750 000 litres d'eau par jour par exemple au Mexique (le double en Inde). Au Mexique, rien que dans la ville de Mexico, plus de 1.3 millions de personnes n'ont pas accès à l'eau potable. Et vous savez quoi ? Coca a lancé sa marque d'eau en bouteille (et a fait polémique en vendant de l'eau pure alors qu'il s'agissait de la banale eau du robinet) et au Mexique, une bouteille de Coca serait moins chère qu'une bouteille d'eau. Accusé de "piller l'eau", Coca a fait la cible de plusieurs campagnes de boycott.


Mais ce n'est qu'une partie de l'iceberg, nous pouvons aussi prendre pour exemple l'effondrement du Rana Plazza au Bengladesh il y a quelques années, qui regroupait plusieurs milliers de salariés dans un immeuble plus aux normes à cause d'étages construits sans permis, et qui la veille de la catastrophe avait été contraint de mener une évacuation et une fermeture à cause de fissures qui seraient apparues sur le bâtiment. Cet immeuble regroupait plusieurs ateliers de confection pour de grandes marques de mode telles que Mango ou alors Primark. Le jour de l'accident, les salariés ont été obligés de reprendre leur travail sous peine de sanction ou licenciement. L'effondrement de l'immeuble causa plus de 1000 morts, parmi eux la moitié étaient des femmes ou des enfants placés en crèche dans l'immeuble. Et plus de 2000 blessés.


Ainsi, il est important de se renseigner sur ces grandes multinationales dont on connait les slogans par coeur et chez qui on court les yeux fermés. Ces derniers sont peut-être responsables de catastrophe à l'autre bout du monde. Prenez donc l'habitude de suivre les médias fiables engagés pour l'écologie, de lire des livres, des articles, ou encore de regarder des documentaires au sujet de la mondialisation, de la surconsommation ou encore de l'écologie.


Vous serez plus à même de savoir ce qui vous touche et les solutions qui se présentent à vous pour apporter votre pierre à l'édifice.


Nous arrivons à la fin de cet article concernant ma vision de la consommation éco-responsable. N'hésite pas à me dire comment tu vois les choses en commentaire, ou encore à parcourir le blog pour découvrir les autres articles sur ce thème.



Article écrit par Aty_Pique,

Community Manager, Conception de site internet



Instagram : @Aty_pique

Facebook : Aty'pique

Pinterest : Aty_pique

Pour ne rien rater, inscrivez-vous à notre Espace Membre

Ou à notre Newsletter (Un seul e-mail par mois)

©2019 Site créé par  Aty_pique.

Conception de site Web ; Community Manager ; Photographe à Bourg en Bresse

contact@aty-pique.com - 07 56 97 72 08